Maison Gaoulé
Gaoulé est un mot martiniquais désignant un chahut, une revendication musclée, voire une rébellion particulièrement orientée contre un monopole de la France sur les Antilles Françaises.
MAISON DU GAOULÉ
Le mot fait également référence un événement de l'histoire de la Martinique qui s'est principalement déroulé au Diamant en 1717.
En 1717, le gouverneur de la Varenne et son intendant, émissaires du régent, arrivent sur l'île. Ils viennent interdire la création de nouvelles sucreries et le commerce du sucre avec les îles voisines.
Le 17 mai 1717, le gouverneur et l’intendant sont invités à un banquet dans une habitation du Diamant, l'habitation Bourgeot, actuelle « O'Mullane ». Cette initiative est due au propriétaire Etienne Bourgeot, riche planteur sucrier et son épouse. Des colons, avec à leur tête les colonels François Samuel Le Vassor de la Touche et Jean du Buc de L'Etang, dit Dubuc-l’Etang, font irruption et se saisirent des deux personnalités.
Les colons les y séquestrent avant de les emmener à l'habitation Anse Latouche, au nord de l'île, où ils les déposent de force dans un navire pour la France.
Ce terme a été appliqué à la révolte de 1717 parce qu’il est rappelé dans un rapport officiel qu’un homme aurait dit que les Blancs faisaient un gaoulé.
TRADUCTION
révolte : gaoulé/gawoulé
Le chef de la révolte était Eugène Lacaille.
Met-a-maniok gawoulé a, sé té Ejèn Lakay. (R. Davidas, C. F.)